KAISER CHIEF

 KAISER CHIEF
Après Bloc Party et The Bravery, voici un autre grand espoir de la cue 2005. Typiquement le produit hype : l'album vient à peine de sortir que les petits veinards sont déjà propulsés au Panthéon des groupes cool. Deux manres d'apphender les choses : soit on est scotché par deux ou trois chansons ; soit on attend le disque d'oreille ferme et là, à la moindre erreur, on en profite pour descendre en flammes les pauvres bougres qui bien souvent ne demandent rien d'autres que de s'en payer une bonne tranche, à la manière de ceux qu'ils vénèrent.

S'agissant de Kaiser Chiefs, on hésite longtemps avant de prendre unecision. D'un côté, les deux merveilleux singles (I Predict A Riot et Oh My God) jes égoïstement en pâture à toute une foule avide de renouveau, avaient toutes les qualis pour la faire boucler aux esprits les plus pointilleux : ballades pop au refrain on ne peut plus accrocheur, légères, énergiques, vivifiantes, pleine de fraîcheur, les adjectifs ne manquent pas. Des perles survitamies qui avaient vite fait d'imposer Kaiser Chiefs comme les dignes héritiers des dieux XTC.

Mais arrive l'album... Non pas qu'il soit mauvais, loin de là. Il est simplement décevant, rien de plus. Il commence pourtant on ne peut mieux, avec Everyday I Love You Less And Less, un autre petit bijou largement à la hauteur des deux singles : la batterie et le gentil beat électronique posent le cadre et c'est parti pour une déferlante digne d'une lame de fond asiatique... Un déluge survolté qui trouve son apothéose dans des paroles aussi dles que méchantes My problem is when you and me need sex/It makes me sick to think of you undress »). A la manière des singles, ce premier morceau contraste singulièrement avec le reste de l'album.

# Posté le mardi 30 mai 2006 11:55

Modifié le jeudi 26 avril 2007 09:42

HARD FI

  HARD FI
Origines : un centre commercial à l'ambiance glauque, un monde gris, des jeunes dés½uvrés amateurs de musique électronique commerciale... Tel est le portrait que Richard Archer, leader de Hard-Fi, dresse de sa ville d'origine, dans le Middlesex, en Angleterre. Un univers sans couleur mais en grande partie à l'origine de l'inspiration musicale de ce nouveau groupe désormais respecté par la presse et par le très célèbre producteur Rick Rubin, qui a lui-même avoué son admiration à l'écoute de Stars of CCTV. Ce premier opus a été enregistré tout à fait confidentiellement, avec un budget dérisoire.

Ingrédients : avec ses effets sonores bouclés, sa mélodie sombre et ses guitares exercées, le morceau Tied Up Too Tight pourrait faire figure d'ambassadeur pour cet album d'inspiration acoustique mais factuellement électrique. C'est simple : les 45 minutes passées à écouter les 11 chansons s'écoulent à une vitesse folle, permettant à l'auditeur de découvrir une nouvelle forme d'énergie rock pas vraiment présente chez les nombreuses formations anglaises à la mode. Hard-Fi réussit à mêler à sa musique de multiples influences et laisse transpirer une certaine nostalgie douce. On en redemande

# Posté le mardi 30 mai 2006 11:42

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 11:01

BLOC PARTY

  BLOC PARTY
Le premier fait d'armes discographique des Anglais de Bloc Party, un EP éponyme lâché au printemps 2004, laissait présager du meilleur. A peine quelques mois après la secousse tellurique clenchée par le Take Me Out de Franz Ferdinand, on croisait la route, avec le titre Banquet, d'une nouvelle machine infernale, un engin redoutable, cou pour bousculer nos hanches et nos neurones, en stereo comme en simultanée.

Un an plus tard, le premier album de Bloc Party sollicite notre attention avec bien plus d'arrogance. Les mois ayant pas, la hype a en effet gonflé jusqu'à l'éc½urement. Mais fort heureusement, ce "Silent Alarm" n'est pas le pétard mouil que l'on aurait pu craindre. Like Eating Glass, première détonation, dévoile une à une ses munitions : crépitements de batterie percutante, assauts de guitare nerveuse et tranchante, salves de chant curien et décharges de basse bondissante. Le deuxième protagoniste à se jeter dans la bataille, Helicopter, met définitivement nos doutes en morceaux.

Le quatuor tient la cadence sur toute la premre moit du parcours, insolent d'adresse et de réussite. De Positive Tension à This Modern Love, il taille à la hache les contours d'un post-punk arty au romantisme voilé. C'est à partir de Pioneers que la trajectoire du groupe se fait plus sinueuse. Mais après une ente en matre irrésistible, il aurait été bien cruel d'exiger de sa part un sans-faute. Soyons en certains, les quatre jeunes londoniens disposent de tous les atouts musicaux, la modestie et l'application en plus, pour survivre à ce brillant premier album et, un jour, porter le coup de grâce.

# Posté le mardi 30 mai 2006 11:38

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 11:01

DIONYSOS

 DIONYSOS
Giant Jack est de l'imagination de Mathias Malzieu. Dans son premier roman autobiographique, "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi", sorti en début d'ane, ce fantôme de quatretres de haut apparaissait dans notre monde grâce à une horloge magique. Or luvre de Malzieu, l'objet d'une étude universitaire à la Sorbonne, se caracrise par un univers complet. C'est donc tout logiquement que ce géant introduit "Monsters in Love", troisième album studio de Dionysos.

L
'univers du groupe seveloppe en paysages de conte, jouant toujours entre un el veur et un fantastique décalé, comme perdu dans un film d'Ed Wood ou un Tim Burton. Ambiances cimatographiques, romantisme et ukulé, Dionysos s'amuse à former ses compositions rock pour faire apparaître aussi le bricolage, permettre de voir un peu les ficelles passer sous les jolies choses.

Po
ur cela, aps avoir composé cet album en grande partie au Maroc, ils sont partis en Angleterre chez Giant John Parish, magicien de la production qui a, entre autres, travaillé avec Sparklehorse, Eels, Giant Sand et bien entendue Madame PJ Harvey. Celui-ci a su allier une certaine rudesse rock, notamment en enregistrant live, et une richesse dans le traitement des sonorités, sachant exploiter au maximum la multitude d'instruments utilisés par ces joyeux drilles.

J
oyeux ? Pas sir que ça. Ces nouvelles chansons, si elles gardent une naïve dionysiaque, se sont teintées d'une noirceur et d'une profondeur qui n'existaient pas. Une maturité dcriture qui n'en donne que plus de relief à un ensemble séduisant. Des histoires comme la tamorphose d'un homme en Mister Chat, le fétichisme amoureux de tes lacets sont des fées... Plus mystérieux est cet homme qui pondait des ½ufs.

U
ne écriture plus rock, des guitares dures, une basse souvent satue. On suit alors à l'énergie Le Retour de Bloody Betty, critique des grands déstabilisateurs de notre monde sur fond de rythmique tap-dance, duo avec les Kills sur fond de flûte morriconienne, intensité chokeborienne pour le très rock'n'roll Lips story in a chocolate river qui met en lumière la qualité de chant de Babeth.

In
stants magiques également avec le quatuor à cordes de I love Liou, intermède gracieux directement inspid'un personnage de Joan Sfar qui réalise à nouveau l'ingrali des visuels de ce nouvel opus, juste avant que le sieur Parish ne nous raconte la merveilleuse histoire de la création et du fonctionnement du sanglophone. Folie douce de l'invention.

De sescentes exriences, Mathias Malzieu a su tirer une flamme nouvelle, feu follet qui danse sur nos nuits sereines, Mr. Jack qui nous entraîne dans un univers de plus en plus personnel et sans doute plus sincère même si celui-ci est toujours baigde merveilleux et de fantaisies. Dionysos est entré violemment dans l'âge adulte et ce qui en sulte nous impressionne... Les monstres sont amoureux ? Nous aussi !

# Posté le mardi 30 mai 2006 11:35

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 11:03

FRANZ FERDINAND

 FRANZ FERDINAND
Une nouvelle fois, un groupe de rock se devait de "tout chambouler sur son passage et de changer nos vies". Autrement dit, une nouvelle fois, le New Musical Express avait encore frappé. Fidèle à lui-même. On avait eu The Vines, The Strokes, Black Rebel Motorcycle Club, The Libertines, The Coral... Pitié, n'en jetez plus ! Je crois que l'on a notre compte. Enfin... On ne l'a que maintenant.

Car préparez-vous, Franz Ferdinand débarque, en provenance de Glasgow, où le groupe s'est formé en 2001. Après un premier EP (pas passé inaperçu), intitulé "Darts Of Pleasure", le quatuor s'attaque enfin à l'exercice périlleux mais tellement excitant (pour nous, auditeurs) du premier album.

Et ils ont brillament réussi. On n'avait rien entendu d'aussi bon depuis un sacré bout de temps. Ici, les tubes se succèdent sans que l'on ait le temps de reprendre son souffle. Il y a tout d'abord les deux grands singles promoteurs de l'album, "Darts Of Pleasure" et "Take Me Out", et il s'agit bel et bien là des deux meilleurs morceaux du disque. Pop à souhait, une mélodie accrocheuse, une voix aussi à l'aise dans le registre crooner que dans la hargne. On est imdiatement séduit, dés la premre écoute.

Mais il serait injuste de ne pas mentionner les superbes "Jacqueline" (magnifique ballade ouvrant l'album en beau) et "Cheating On You", "Tell Her Tonight", "Come On Home"... Bref, Franz Ferdinand, c'est de la pure pop, comme on l'aime: mélodieuse et britannique.

# Posté le mardi 30 mai 2006 11:32

Modifié le jeudi 26 avril 2007 09:43