RAZORLIGHT

 RAZORLIGHT
me après avoir écou le nouvel album de Razorlight en boucle, difficile de se faire une opinion bien tranchée, savoir si on aime bien ou si on s'ennuie ferme... Doute qui n'est pas forcément bon signe, me direz-vous.

Leur premier album, Up All Night, lancé en 2004, avait reçu un accueil assez enthousiaste des critiques comme des auditeurs, bien qu'on leur reproct parfois leur manque d'originalité. Leur style post-punk rock avait du mal à se démarquer de celui des nombreux autres groupes du me genre qu'on voit apparaître chaque jour.
Razorlight, leur nouvel album éponyme, ne comporte que 10 morceaux. Trente-cinq minutes seulement qui passent plutôt vite, qu'on écoute en lisant un bouquin, au bord de la piscine, mais qui ne nous feront sûrement pas danser tout l'été. Razorlight reste un album assez plat, qui se veut classique, puisant dans cette « mythologie du rock » dont il est si facile de se réclamer. Un album aux accents aussi très américains, avec des morceaux quand même sympas, comme America, LA Waltz, Kirby's House, qui font parfois penser à l'univers de Bruce Springsteen. Le premier single In The Morning, se laisse écouter, mais manque quant à lui franchement d'originalité.

P
ourtant, malgré ce « bof » patent, difficile de dire qu'on n'aime pas... c'est un style, usé certes, mais qu'on a du mal à dénigrer, car finalement ce court album se laisse écouter avec plaisir. Pas de vrais tubes, pas de montée d'adrénaline, mais l'agréable sensation de ressortir un vieil album qu'on n'a pas écouté depuis longtemps. Une note mitigée donc...

# Posté le samedi 18 novembre 2006 14:33

Modifié le samedi 18 novembre 2006 14:47

THE PIPETTES

THE PIPETTES
Nouveau girls band nettement plus rock que les Spice Girls, The Pipettes sont à l'affiche cet été de tous les festivals de référence, grands ou moins grands. Trio de filles plut mignonnes vêtues de vêtements très années 50 (robes à pois, serre-tête dans les cheveux...), les Pipettes livrent un premier album très réjouissant et bourré de morceaux de référence.

Allant volontiers piocher vers les années « Grease », les Pipettes gardent tout de même une influence pop-rock bienvenue quand il s'agit de raconter le quotidien des londoniennes de Shoreditch, entre les rencontres sans lendemain et les boutiques de vêtements vintage. Féministe ou romantique, les demoiselles font preuve d'un grand professionnalisme lorsqu'il s'agit de soigner leur image et notamment leurs prestations sur scène.

Coté musique, on ne saurait que trop recommander le groupe. Influencé par Blondie autant que par The Teddy Bears, We Are The Pipettes est un album dont la finition reste acceptable sans être phénoménale. Mais là n'est pas le principal. Le disque invite l'auditeur dans un univers particulier fait de couleurs acidulées et de chansons de filles écoutées par des garçons. We are the Pipettes, en ouverture de l'album, annonce directement et parfaitement la couleur de ce qui sera surement un des disques à garder de l'é 2006.

# Posté le samedi 18 novembre 2006 14:31

Modifié le samedi 18 novembre 2006 14:46

HUSHPUPPIES

HUSHPUPPIES
Benjamin Diamond ne s'y est pas trompé et, flairant la perle rare, a cidé de signer ce groupe sur son label - faisant un écart à sa ligne de conduite électro, car c'est de pop, de très bonne pop même qu'il s'agit ici. Bienvenue dans le jardin des HushPuppies ! Réminiscence des Likyds, groupe perpignanais, les HushPuppies officient depuis près de 2 ans dans les salles parisiennes. Après un live et un 4 titres autoproduit, ils nous offrent là un EP fort prometteur, à découvrir sans attendre.

Ca commence très fort avec HushPuppies qui présente le groupe et pourrait bien devenir un tube (d'autant plus qu'il existe en clip). 3m15 de rock survitaminé, emmené par la guitare aiguisée de Cyrille et la voix d'Olivier, ch½urs et claviers pour consolider tout ça et un combo basse/batterie qui cavale pour donner le tempo. You and Me est plus calme, lancinant, sur un rythme un peu groove... c'est normal pour une histoire d'amour.

Car les HushPuppies ne sont pas si désagréables qu'ils le prétendent ni aussi méchants que sur la pochette. Ils ont aussi des sentiments et savent les exprimer, comme le prouve Automatic 6 : un piano, 2 voix et... un porte voix. Ca sonne Beatles et c'est touchant. Pale Blue Eyes nous explose à la face : morceau résolument garage, joué à fond les ballons et qui transcende avec un break explosif me à l'orgue Hamond. On sent bien là toute lnergie de ces 5 compères et leur envie d'en coudre avec la scène. Affaire à suivre.

# Posté le samedi 18 novembre 2006 14:27

Modifié le samedi 18 novembre 2006 14:44

KILL THE YOUNG

KILL THE YOUNG
Nouveau venu sur la planète rock anglo-saxonne, Kill The Young sort son premier opus chez Discograph. Ce trio de frangins d'origine irlandaise, mais débarquant de Manchester, a déjà près de 300 concerts à son actif et revendique un rock aux influences multiples.

Ces onze titres ont été mis en boîte en deux semaines, sous les manettes de Dimtri Tikovoï (sa touche Placebo ne passe pas inaperçue) et mixée par Floyd (New Order, Smashing Pumpkins, Depeche Mode). En apprenti équilibriste, KTY marche sur le fil tangent du nouveau rock à guitares, au dessus du ravin de la new-wave de New Order et du rock teenager de Muse. Chant androgyne, guitares à reverb, rythmiques dynamiques, quelques bonnes montées en pression, les morceaux s'enchaînent facilement, avec énergie et conviction mais sans relief particulier, tel un Placebo mal digéré. Comme les bonbons Krema, ces morceaux ne sont ni bons ni mauvais, simplement mous et sans arrre goût en bouche.

KTY a délibérément choisi un nom provocant, se posant en porte parole d'une jeunesse victime de la pression de la société. Ils ne sauveront personne, et ne se sauveront pas eux-mêmes. On pourrait mettre la faiblesse de cet album sur le compte de la jeunesse, de l'innocence, d'un enregistrement pcipité... L'avenir le dira, et pour l'instant, KTY veut en découdre avec la scène et continuer à avancer.

# Posté le samedi 18 novembre 2006 14:24

Modifié le samedi 18 novembre 2006 14:39

THOM YORK

THOM YORK
"Ca s'appelle The Eraser. Nigel l'a produit et arrangé. Je l'ai écrit et joué. Les éléments étaient en préparation depuis des années. Ils avaient besoin d'être finis, et ça fait un bon moment que j'avais cette idée en tête. Ca a été réjouissant et rapide à faire. Inévitablement, c'est plus rythmé et électronique. Mais ce sont de vraies chansons." Thom Yorke

# Posté le mercredi 30 août 2006 18:48

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 06:08